Familles de Saint-François de Sales
http://famillesfrancoisdesales.fr/spip.php?page=imprimer_rubrique&id_rubrique=10

Nos origines

En 1872, l’abbé Henri Chaumont et Mme Caroline Carré de Malberg fondent la Société Saint François de Sales avec le double but d’aider ses membres à tendre à la sainteté et à participer à l’apostolat de l’Église.
Aujourd’hui, cette Société est composée de la Société des Prêtres, des Fils, des Filles (laïques et religieuses) de saint François de sales
En 2002, sont nées les Familles de saint François de Sales pour répondre au désir de jeunes familles de vivre cette spiritualité en couple et avec leurs enfants.



Caroline Carré de Malberg

 

2 novembre 2015 2015 par Philippe et Marie-Christine Bellin

Caroline Colchen épouse son cousin Paul Carré de Malberg dont elle porte le nom.
Elle rencontre à Paris l’abbé Henri Chaumont et fonde avec lui la Société des Filles de saint François de Sales en 1872.
Qui est cette femme ?
Que peut-elle nous dire aujourd’hui ?

Comment parler de Caroline sans commencer par la femme ?

Femme

Petite fille née à Metz le 8 avril 1829, dans une famille aimante où Dieu avait la première place, elle grandit dans la spiritualité salésienne chère à sa maman. Sensible déjà à la présence du Seigneur dans son âme, elle fut sans cesse à la recherche de ce cœur à cœur avec Lui. Avant sa première communion, alors qu’on lui proposait de venir jouer elle répondit :

« N’approchez pas de moi aujourd’hui, je dois être toute à Dieu. »

JPEG - 115.4 ko

Caroline est un cœur débordant d’amour et un tempérament fort. Elle passe son adolescence au couvent de la Visitation. Elle y contractera la typhoïde qui la laissera d’une constitution fragile pour le reste de sa vie.
La bienveillance des sœurs lui fit découvrir le chemin de sainteté qui se dessinait dans l’effort, la charité et un regard juste sur soi-même, dans les qualités comme dans les défauts. Grâce à l’Abbé Jégou, son premier conseiller spirituel, elle commença ce travail sur son âme dans une soif permanente de transparence à Dieu. Elle entendit un jour :
« Depuis 40 ans je suis assis sur la margelle de ton cœur, ne pouvant y entrer, puisque la porte ne s’ouvrait que pour se refermer encore ; mais maintenant j’y suis et je l’habite en roi. »
Elle ne cessera jamais de se remettre en question et de se méfier des tentations qui éloignent de Dieu.
Consciente de ses imperfections elle sera une merveilleuse mère pour ses enfants et ses Filles de Saint François de Sales.

Épouse

Caroline est une épouse. Épouse d’un homme, Paul, mais aussi et surtout épouse d’une âme pour laquelle elle ne cessera de prier pour la gagner à Dieu. D’un tempérament complexe et colérique, Paul connaitra la miséricorde et l’amour inconditionnel de Dieu par l’exemple de sa femme.
La patience et l’amour étaient les meilleures armes pour que leurs âmes se rencontrent. ils y parviendront au terme d’une vie jalonnée d’épreuves mais habitée par Dieu.

Mère

Caroline est une mère. Elle et Paul auront 4 enfants. Tous, ils les accompagnèrent jusqu’à la porte qui conduit à Dieu, jusqu’à la mort. Elle les élèvera avec les soucis constant de les mener à la sainteté. Le Seigneur avait la première place dans l’éducation qu’elle leur donnait. Elle connut tous les soucis que peuvent rencontrer des parents ; le chagrin, la révolte, l’opposition. Mais aussi le grand bonheur d’avoir eu la confiance du seigneur pour guider « ses anges du ciel ».

La mère terrestre fut également mère spirituelle. Elle fonda avec son ami et conseiller spirituel, l’Abbé Chaumont, « l’œuvre du cœur de Jésus », les Filles de Saint François de Sales. Un grand nombre de lettres témoignent de la grande tendresse qu’elle portait à ses filles. S’en suivirent les Prêtres et les Fils de Saint François de sales qui découlèrent de ce désir de Dieu ; former des âmes pour qu’elles rayonnent de sa miséricorde.

Mais comment expliquer, devant cette vie faite de chagrins immenses et d’épreuves, le rayonnement et la force de Caroline ?

JPEG - 8.7 ko

Un abandon et une confiance sans concession à la miséricorde et à l’amour de Dieu. « Vive Jésus à tous nos dépens ! » disait-elle souvent.
Les souffrances du cœur et de l’âme étaient bien réelles, mais « grâce à Dieu mon âme tient debout » écrit Caroline.
Et dans sa grande crainte de ne plus rayonner de la joie intérieure auprès des âmes lors de grandes peines, l’Abbé Chaumont lui dira :
« Je ne vous commande pas toujours l’hilarité extérieure quand elle n’est pas possible à la nature ; mais avec la grâce de Dieu, ne serait-il pas possible au moins que les rayons du soleil se fissent jour au milieu de ce déluge de larmes ? Les âmes affligées (…) ne pourraient-elles au moins trouver dans ces larmes mêmes, l’arc-en-ciel qui réjouit et rassure ? (…) Humainement c’est impossible ; Dieu aidant , on peut y arriver (…) C’est le sourire de Jésus qui se traduit sur nos lèvres. »
Voici la voie que choisit Caroline.

Caroline avec nous aujourd’hui

Caroline la femme

celle qui choisit de répondre à l’amour de Dieu, de répondre à la mission qui lui est confiée. Dans notre liberté d’hommes et de femmes chrétiens nous avons à chercher et à répondre à cet appel, en laissant nos cœur ouverts et confiants devant l’amour de notre Seigneur, quel que soit notre chemin de vie.

Caroline l’épouse

celle qui vécut son mariage comme une véritable vocation, au delà du bonheur qu’elle ne connaitra que très peu en couple. Elle nous rappelle le chemin de sanctification que nous avons à vivre avec notre conjoint. Nous sommes responsables de l’autre dans son chemin vers Dieu « dans la joie comme dans les épreuves ».

Caroline la mère

, celle qui avait à cœur de faire grandir l’âme de ses enfants dans l’amour de Dieu. Elle nous fait prendre conscience de la grande responsabilité d’âme que nous avons vis-à-vis de nos enfants que Dieu nous a confiés. Nous pouvons prier comme elle :

Seigneur, vous qui les aimez plus que je ne puis moi-même les aimer, mieux que moi vous savez ce qui peut tourner davantage à leur bien. Accomplissez en eux, ô mon Dieu, les desseins de votre providence Divine. Sauvez l’âme de mes enfants de tout péril et soyez béni de tout ce qui adviendra. Amen.

Caroline la mère spirituelle

celle qui a répondu à sa vocation de laïque pour faire rayonner l’Évangile autour d’elle, puis dans le monde. Sa mission d’apôtre est celle à laquelle nous sommes tous appelés en tant que laïques afin d’être les témoins de l’amour de Dieu pour le monde. A chacun de demander et de répondre aux appels du Seigneur.



 


Abbé Henri Chaumont

 

28 octobre 2015 2015 par Philippe et Marie-Christine Bellin

Henri Chaumont, né en 1838, mort en 1896, vit dans une période troublée par de grands changements politiques, industriels, ecclésiaux. Pour faire face aux défis de son temps, il déploie une intense activité de fondateur et de directeur spirituel.

Henri Chaumont nait en 1838 à Paris où il passera toute sa vie.

Sa jeunesse

Il fait sa première communion le 21 juin 1850 et fait la connaissance ce jour-là de l’abbé de Ségur, dont l’influence sera déterminante dans l’avenir.
En 1855, Henri entre au petit séminaire de Versailles, puis en 1859, à celui d’Issy avant celui de Saint-Sulpice. C’est là qu’il découvre saint François de Sales. Dès cette époque sa soif d’absolu et sa capacité d’entrainement l’amène à fonder l’ « Association de Saint-Sulpice ». Son but est d’aider les prêtres diocésains à vivre les conseils évangéliques. Ce sera la première association d’une longue série.
Le 18 janvier 1864, il est ordonné prêtre.

Les débuts de son ministère

Il est nommé vicaire à Saint Marcel. Il se lance dans l’apostolat populaire. Tout en participant aux différentes œuvres de la paroisse, il crée avec son père et son frère Ernest l’ « Œuvre de la doctrine chrétienne » pour former les chiffonniers. Il constitue aussi un groupe de femmes qu’il veut mettre à l’école de saint François de Sales.
Tout cela ne l’empêche pas d’être disponible pour les confessions qui occupent une grande partie de son emploi du temps dès cinq heures trente du matin tous les jours.

JPEG - 74.4 ko

En 1868, il quitte Saint-Marcel pour Sainte-Clotilde, il passe d’un quartier populaire à un quartier bourgeois. Il continue à réserver la plus grande partie de son temps à la confession en la conjuguant avec la direction spirituelle.

En juin 1869, il reçoit en confession Caroline Carré qui vient de perdre un troisième enfant. Cette rencontre sera décisive pour leur avenir. Elle se met sous sa direction spirituelle. A partir de là, le processus qui conduira à la Société Saint François de Sales se met en route.

En 1870, après la défaite de la France contre la Prusse, une guerre civile éclate. C’est l’épisode de« la Commune ».

Le fondateur

Ce ne sera qu’en 1872 que la première réunion de la Société des Filles de saint François de Sales aura lieu avec Caroline Carré. Cette nouvelle association lui prendra beaucoup de temps.
Son ami et vicaire général l’abbé d’Hulst le fait nommer premier aumônier de la maison des Frères des écoles chrétiennes rue Oudinot à Paris. Ce poste lui laisse plus d’indépendance pour s’occuper de sa fondation.
En 1876, il complète la « Société saint François de Sales » avec la création des Prêtres et des Fils de saint François de Sales.
Le but est de former solidement des chrétiens qui pourront collaborer avec les prêtres. En effet, Henri Chaumont voit monter les lois laïques de la troisième république à partir de 1879 et se demande si les prêtres auront toujours leur liberté de mouvements.

L’apôtre

Il se dévoue auprès des Frères des écoles chrétiennes et de leurs œuvres de jeunesse. Il anime ses Sociétés en formant les membres avec des instructions régulières et il crée de nombreuses œuvres dont l’encadrement est assuré par les membres de la Société saint François de Sales ; pour les femmes : La Société des Dames chrétiennes, des Institutrices chrétiennes, des saltimbanques, etc., et surtout l’œuvre de Marie Immaculée, puis pour les hommes : l’œuvre de Saint Benoit Labre, le Syndicat des employés du commerce et de l’industrie.

Depuis son enfance, Henri Chaumont est intéressé par les missions à travers la lecture des Annales de la Sainte Enfance puis celles de la Propagation de la Foi. A la demande d’évêques missionnaires et avec les Filles de saint François de Sales les plus actives dans l’œuvre de Marie-Immaculée, il crée l’œuvre des Catéchistes missionnaires. En 1889, il envoie les premières Catéchistes Missionnaires de Marie Immaculée en Inde, puis à Madagascar et en Chine.

Le directeur spirituel

Il continue toujours son ministère de confession et de direction spirituelle. Une nouvelle charge vient s’ajoute aux autres, celle de la prédication des retraites aux prêtres.

Épuisé par ses nombreuses tâches, il s’éteint le 15 mai 1896 à cinquante-huit ans.



 


Conception et développement : bonnenouvelle.fr

http://famillesfrancoisdesales.fr/spip.php?page=imprimer_rubrique&id_rubrique=10
juin 2017 :

Rien pour ce mois

mai 2017 | juillet 2017

Bonnenouvelle.fr

Société Saint-François de Sales

Saint(s) du jour

Lectures du jour

Bonnenouvelle.fr